Des voyageurs à l’épreuve du terrain

Études, enquêtes, explorations 1800-1960
vendredi 29 avril 2016
par  adm_polaire
popularité : 26%

Horaires
Du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermée le mardi et les jours fériés

Tarifs
Plein tarif / 6 euros et Tarif réduit / 4 euros

Adresse
Archives nationales - Hôtel de Soubise
60 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
Métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Rambuteau

Pour en savoir plus

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Aux yeux du grand public, les voyages scientifiques du passé apparaissent le plus ouvent dans leur dimension héroïque. On imagine volontiers l’explorateur, solitaire ou presque, affrontant mille dangers et parcourant d’énormes distances pour parvenir à ses fins : la découverte d’une terre inconnue, d’une cité endormie depuis des siècles, d’une espèce animale jusqu’alors non répertoriée.

Or ces découvertes sont rarement le fait d’un homme seul. Pour préparer et mener à bien son voyage, l’explorateur bénéficie de soutiens financiers, de conseils scientifiques, techniques ou méthodologiques, et surtout de la collaboration d’assistants, de guides, d’interprètes, de porteurs. Le voyage s’inscrit lui-même dans un contexte qui est loin d’être anodin et qui a eu une forte influence tant dans sa conception que sur ses objectifs : enjeux scientifiques, visées impérialistes, intérêts économiques.

Cette exposition entend lever le voile sur cet « envers du décor » des voyages scientifiques ou documentaires entrepris depuis la France entre 1800 et 1960. Elle s’organise autour des trois temps du voyage : sa préparation, son déroulement et ses retombées scientifiques, politiques ou médiatiques.

La première partie (L’invitation au voyage) s’intéresse notamment au rôle joué par les institutions administratives ou savantes dans l’organisation ou la supervision de la plupart des grandes expéditions évoquées dans l’exposition : évaluation des projets, instructions données aux explorateurs, fourniture de matériel.

La partie centrale (Sur le terrain) est bien entendu dédiée au voyage lui même : la multiplicité des objectifs et leur évolution dans le temps, l’extrême diversité des lieux visités et des contextes d’étude, l’importance de la logistique et la grande dette (rarement avouée) envers les savoirs locaux, les risques encourus par les voyageurs et leurs accompagnateurs.

La dernière partie (Au retour) est consacrée aux résultats : la mémoire du voyage repose sur les supports les plus divers (carnets de route, dessins, photographies, cartes) ; sur cette mémoire repose l’analyse puis la divulgation des données, sous la forme de publications, de conférences ou bien d’expositions, suscitant parfois la création de nouveaux musées. Au fil du temps l’explorateur est devenu un personnage particulièrement médiatisé, tantôt construisant sa propre légende, tantôt élevé par ses pairs ou par le public au rang de héros, voire de martyr.

Cette exposition est l’occasion de présenter au public des fonds des Archives nationales peu connus, voire totalement inédits, provenant de diverses administrations ou déposés par des particuliers : ministère de la Marine, service des missions scientifiques du ministère de l’Instruction publique, Muséum national d’histoire naturelle et autres organismes scientifiques, musées nationaux, Maison de France, etc. Elle bénéficie en outre de prêts de quelques grandes institutions comme le musée du quai Branly, le Muséum national d’histoire naturelle, le Conservatoire national des arts et métiers et la bibliothèque Éric-de-Dampierre (Maison de l’archéologie et de l’ethnologie, René-Ginouvès, à Nanterre).

Parmi les plus belles pièces liées aux expéditions polaires, on pourra voir :

- Expédition au Pôle austral et dans l’océan, commandée par M. Dumont d’Urville. État nominatif des officiers, marins, etc. embarqués sur L’Astrolabe, 1837-1840.
- Lettre de Paul-Émile Victor au commandant Charcot demandant à faire partie de la prochaine expédition du Pourquoi Pas ? 12 décembre 1933.
- Expédition de Dumont d’Urville sur L’Astrolabe et La Zélée Îles Fidji, massue de jet collectée par l’équipage de La Zélée en 1838.
- Expéditions polaires françaises. Sur la détermination de la couche de sol gelé, note de MM. André Cailleux et Émile Tellier, vers 1942.
- Expédition Dumont d’Urville, 1840. Carte des explorations de L’Astrolabe et de La Zélée dans les régions polaires Remplacé par une seconde version de cette même carte, 1840.
- Demande de financement faite par le commandant Charcot pour une nouvelle mission en Antarctique, 10 février 1907.
- Expédition de La Belgica dans le Grand Nord, 1905. Croisière II. Album de photographies, par le prince Philippe d’Orléans, 1905. Vue du navire pris dans les glaces Remplacé par : Russ et le lieutenant Bergendhal.
- Expédition de La Belgica dans le Grand Nord, 1905. Carnet d’Édouard Mérite. Dessin au crayon graphite de loups dans la neige. Remplacé par : dessins au crayon
graphite de phoques tachetés.
- Demande de mission au Groenland, par Paul-Émile Victor, mars 1934.
- Expéditions polaires françaises. Expéditions au Groenland en 1948-1951. Carte des trajets.
- Expéditions polaires françaises. Abri observatoire en Terre Adélie. Photographie et texte explicatif, 1959.
- Fragment du manuscrit. Dans la mer du Groenland par le commandant Charcot, avant 1929.
- Hommage de la France aux héros du Pourquoi pas ? « M. Albert Lebrun a assisté
à leurs obsèques nationales » Coupure du Petit Parisien, 13 octobre 1936.


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