Le chapeau de Barentsz - La route du Grand Nord

Emmanuel Rimbert
vendredi 12 février 2010
par  CEPP
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- Date de publication : 2009
- Editeur : Magellan & Cie
- Collection : Je est ailleurs
- ISBN : 978-2-35074-147-5
- Nombre de pages : 176
- Dimensions : 13 x 20 cm
- Prix : 15 euros

Willem Barentsz (ou Wilhem Barentz) est né en 1550 (?), à Terschelling, Frise, Pays-Bas. Il décède le 20 juin 1597 en Nouvelle-Zemble, (Russie).

Afin de rejoindre la Chine, il imagine de suivre la route du Nord en longeant les côtes de Norvège, de Russie et de Sibérie par la mer qui porte aujourd’hui son nom. Pour atteindre son but, il entreprend trois expéditions.

Pour la première tentative, il quitte Amsterdam en 1594 avec deux navires à la recherche d’un passage nord vers l’Asie. Il atteint la côte ouest de la Nouvelle Zemble, et la suit vers le nord, pour finalement faire demi-tour alors qu’il est proche de son extrémité nord.

L’année suivante, il tente, avec sept navires, de se diriger vers le détroit entre la côte asiatique et l’Île Vaïgatch, mais il arrive trop tard pour y trouver un passage navigable.

Lors de la deuxième tentative pour trouver le passage du Nord-Est, l’équipage fait la rencontre des Samis. Les notes prises serviront à faire entrer le peuple Samis de Laponie dans une encyclopédie du XVIIe siècle.

Son troisième voyage échoue également et lui coûte la vie. Il dispose alors de deux bateaux, et aperçoit l’Île aux Ours et le Spitzberg, où les deux bateaux se séparent. Le vaisseau de Barentsz, après avoir longé le nord de la Nouvelle-Zemble, est emprisonné dans les glaces et l’équipage est obligé d’hiverner en Nouvelle Zemble, démontant une partie de leur navire pour survivre. Au printemps suivant, comme les conditions météorologiques ne s’améliorent pas, Barentsz décide de quitter la Nouvelle-Zemble afin de trouver une voie de salut. La plupart des membres d’équipage s’en sortent, mais Barentsz lui-même, trop affaibli, meurt le 20 juin 1597.

Autour du carnet de bord tenu par Barentsz lors de ses trois expéditions et retrouvé à l’Institut polaire norvégien, Emmanuel Rimbert entame une quête dans le sillage du navigateur néerlandais.

Contre le froid et la glace impénétrable, dans un amour obsessionnel du Grand Nord, il fait de son livre une ode à la vie et un hymne à la mer.

« Tu seras un errant parcourant le froid. » Pour la première fois le navigateur Willem Barentsz m’a parlé avec ces mots. La râpe du vent faisait balancer les îlots de glace suspendus à sa barbe. La flamme de la bougie oscillait aussi. Ses lèvres, bien dessinées, semblaient sautiller. Il avait le nez droit, les sourcils salés, le visage légèrement torturé, le teint hâlé du marin.

Je me suis toujours plu à croire que les vents guidaient nos parcours : qu’ils sont la cause de nos tourbillons. Ils font tourner la terre et dessinent les mappemondes d’un autre souffle.

Ainsi commence le prologue de ce livre dont nous conseillons vivement la lecture tant aux amoureux de l’histoire polaire qu’aux amateurs de bons livres.


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